mercredi 27 octobre 2010

Sortie du livre "Calligrammes"



Sur une première édition limitée, le bouquin qui résume mon expo' de dix-huit calligrammes, avec l'original, le texte versifié correspondant, et quelques explications sur le quoi, le pourquoi et le comment de ces constructions.
Quiconque est intéressé peut me le commander en m'adressant un commentaire.
Je lui ferai suivre les modalités particulières.
Merci d'avance !
La poésie ne vit que par ceux qui l'aiment.

samedi 23 octobre 2010

Octobre

Que m'importe de dormir à plus d'heure
quand la porte ouverte à l'oublié cœur,
laisse des mondes perdus devenir
de vastes chants offerts à l'avenir ?

J'aime Verlaine et j'adore Rimbaud,
j'aime l'automne et ses souverains beaux :
j'aime leurs miaulements de chatte aigrie,
J'aime les vers paumés dans un ciel gris.

Je décline les cordes d'un Villon
– ses sanglots longs me sont écouvillon –
et j'écoute Brassens prenant son sens
entre deux trois partitions de Saint- Saëns...

La vie est belle autant qu'un jeu d'enfant,
triste aussi, comme « Jody et le faon »,
avec ses couleurs changeantes de l'automne,
la vie n'est qu'une chanson qui détonne.

J'aime Verlaine et j'adore Rimbaud,
j'ai forclos mon regard vert en un bleu,
le souvenir implique ses bobos,
mais l'automne adoucit du roux nos bleus.

mercredi 20 octobre 2010

Troisième aphorisme et je vous laisse...

Aimer la vie n'est pas aimer la vie de l'autre : c'est aimer l'autre dans sa vie.

Michel P

Second aphorisme d'avant foot...

L'absurdité est le cadeau merveilleusement empoisonné que la langue fit à la raison triomphante.

Michel P

dimanche 17 octobre 2010

Aphorisme d'improbabilités

La voie de la poésie s'est imposée à moi comme au petit poucet les miettes de pain : on peut toujours espérer retrouver son chemin.

Michel P




Nulle métamorphose instillant notre paume
ne glisse anastomose à nos manques de veine,
ni plus que des poignets d'amour, vains anatomes,
ne sont serments reniés dans un geste de peine.

La mort n'est pas la mue, mais l'amour ne lit pas
le phylactère ému qui se grave en aigus
sous toute partition de notre marche en pas,
sous toute incarnation de notre être ambigu.

Nous cherchons une carte où nos rêves sont peints,
où nul « Monsieur Descartes » n'est encor promu,
nous cherchons d'autres feux, pas la boite en sapin !

Nous aspirons au mieux en espérant tant Mû !
Nous aspirons la mer pour découvrir sa face :
d'un petit polymère est sorti sa préface...

samedi 16 octobre 2010

Aphorisme importé d'une soirée parisienne...

J'ai plus souvent aimé mes histoires avec les femmes que les femmes avec lesquelles j'avais une histoire...

Michel P

jeudi 14 octobre 2010

Pauvre madame Polanski !




Je dois à feu ma mère d'avoir compris très jeune cette histoire.
Roman Polanski venait de tourner son terrible "Rosemary baby"...
Il était amoureux de son actrice fétiche, Sharon Tate, une jolie blonde - actrice du "Bal des vampires" - qui était enceinte de lui. "Mais qui donc s'en souvient ici ?"
Dans la rue, alors qu'ils se promenaient ensemble, elle fut agressée et poignardée par les adeptes de la secte de Manson, une secte démoniaque. "D'un seul coup, on t'a pris deux vies".
Roman Polanski a vu son amour et son futur enfant périr sous les coups de couteau de fanatiques américains. Vous le saviez ça ?
Alors oui, il a peut-être couché avec une fille très maquillée de treize ans. Mais il faut toujours tout remettre en son contexte !
Comment auriez-vous vécu une telle épreuve ?
Ceux qui jugent sont rares à s'être éprouvés aux épreuves de la vie.
Je ne lui donne pas raison, mais je sais à quel point de tels bouleversements peuvent corrompre notre sens des réalités. Ce qu'il a vécu est indicible. Ceux qui le jugent sont des cons.
Pour moi Polanski est un réalisateur de génie et un mec bien.
Et mort aux cons !

Bilan du 10/10/10 : assez satisfaisant

Bien sûr, c'était un salon du livre, ce qui n'est pas l'idéal pour mettre en lumière une exposition qui servait plus de décoration que de sujet de rassemblement... De nombreux auteurs connus, un public divers et varié venu tant pour la BD que pour le livre d'enfant, pour le roman souvent et rarement pour la poésie.
Mais ceci, je le savais, et j'ai profité de la concomitance de cette date et de l'édification de ma collection pour une première présentation discrète.
Du côté positif, j'étais installé à côté de Louis Bertholom, poète rock finistérien et renommé - fan' de Kerouac comme moi -, dont par le passé j'avais organisé un récital. On a mieux fait connaissance. Et puis on a pas mal vendu : pour ma part, neuf livres et un cadre. Une recette décente pour une journée consacrée à sortir de l'anonymat !
A présent, j'ai hâte de trouver un lieu d'expo' dédié. J'ai compris que ce n'est pas l'évènement qui fait l'intérêt, mais l'intérêt l’évènement. J'apprend. Il faut parvenir à se situer sur cet intervalle.
J'ai hâte de me trouver un exposant.

lundi 11 octobre 2010

Aphorisme d'éditeur

Avoir un vers dans la paume, c'est suivre la ligne devis !

Michel P

Aphorisme désabusé

L'art n'avance pas avec les gens qui vendent, mais avec ceux qui inventent.

Michel P

Aphorisme d'insomnie

Notre mémoire des dates est dictée par la puissance de nos traumatismes ; leur page se tourne lorsque certaines s'oublient.

Michel P

jeudi 7 octobre 2010

Avis à la population cybérienne !






Voilà ! Cela se précise !
Dimanche, ce fameux 10/10/10 qui sent le soufre - belle date pour un coming-out public, tout de même - j'expose pour la première fois ma collection de calligrammes, en format A2 sous verres 70 x 50.
Ce soir, je me suis farci mes neufs paliers sans ascenseur avec les cadres ! C'est bien : ça me fait faire un peu de sport, car c'est diablement lourd c't'affaire ! Il y en a dix-huit...
Demain je ferai les encadrements des dix-huit reproductions que j'ai faites tirer chez un imprimeur numérique brestois, le même chez lequel je dois aller en fin de soirée prendre livraison des cinquante exemplaires du livre qui résume cette exposition.
Et oui ! Je me suis auto-édité. J'avais un enjeu : l'exposition, et guère le temps à sacrifier pour une aléatoire recherche d'éditeur. J'ai donc pris mes risques. Oh, ce n'est pas un très gros investissement, mais quand on est au chômage, un investissement même modeste est un risque non négligeable. Je dois rendre hommage à mon père qui, m'ayant donné un peu de fric, m'a permis de prendre ce risque.
Je me suis dit que si je ne le prenais pas, je risquais de passer à côté de ma vie et de le regretter pour le restant de mes jours. Alors, puisque j'avais la chance originale d'avoir créé des calligrammes, je me suis dit qu'il fallait que je constitue une collection exposable. Une collection qui me permette de sortir d'un Internet finissant par devenir un ghetto pour écrivains. Ensuite, il me semblait évident de constituer un recueil comportant les dix-huit reproductions, leur texte versifié ainsi que des commentaires sur leur conception. Le tout pour un bouquin en format A4 de 80 pages. Merci à l'impression numérique qui me permet également d'imprimer en 50 exemplaires et à un coût décent. Et c'est ainsi que naissent "Les éditions du Capitaine" ! Pour l'instant, ce n'est qu'un prête-nom pour le décorum, mais très probablement une future micro-entreprise. J'ai mes idées là-dessus que quelques d'entre vous connaissent déjà.
En tout cas je fais consciencieusement ma petite compta', factures et décompte des frais de route y compris, quoique je ne compte pas mon temps... Ce dernier sert à combler le vide existentiel qu'offre la post-crise de notre économie mondialisée. Mon conseiller Pôle-emploi m'a donné raison : ça maintient la pèche !
J'ai le sentiment de parvenir à tenir mon planning, et ce malgré les multiples réparations auxquelles j'ai du procéder sur mes deux autos vieillardes. Mais là encore, je rends hommage au petit garagiste que j'ai trouvé, qui joue des clés comme moi du clavier, et pour pas trop cher. On se trouve souvent des points communs insoupçonnés avec des gens insoupçonnables.
Demain, je dois donc préparer mon expo' - mise sous verre et empaquetage en papier bulle -, passer à la bibliothèque de Châteaulin afin de les rassurer, faire un tour à la rédaction d'Ouest-France où je connais le rédacteur, pondre quelques cartes de visite, et finalement filer à Brest chercher mon carton de bouquins.
Samedi matin, envois à la BNF et à mes proches des premiers exemplaires par voie postale... L'aprème, je redescend mes cinq étages avec les gros paquets, direction la biblio' afin de mettre en place l'expo'. Le soir, je souffle. Et dimanche matin, réveil à 7h pour filer un coup de main au montage des barnums... Je rentrerai ensuite chez moi, prendre une bonne douche, et me retrouver tout pimpant pour le salon du livre.
Il y aura du beau monde au salon du livre, une quarantaine d'auteurs dont certains célèbres au moins régionalement. J'espère ne pas sembler trop ridicule... De toute façon, j'm'en fous ! J'arrive en petit artisan, un peu comme mon garagiste. Les intellos à la con - s'il y en a - ne m'intéressent pas.
Je fais ce que je crois bon de faire, et j'espère interpeller l'attention de quelques visiteurs.
Pour vous qui êtes probablement loin, sachez qu'une fois constituée, cette expo' a une vocation itinérante. Vous pouvez m'aider en me trouvant des lieux d'exposition. Vous avez bien compris que cette expo' est aussi une stratégie de com' ! Elle me permettra évidemment de vendre mes reproductions encadrées à 30 € pièce, mon bouquin - que vous pouvez bien sûr me commander en passant par mon courriel - à 15 €, mais aussi de me faire connaître, de créer du lien réel, et de parler de mes multiples autres écrits.
Quoi qu'il en soit, Max Jacob avait un peu beaucoup raison quand il disait que "le métier d'artiste est un métier de crêve-la-faim".
:)

Aphorisme d'apéro



On peut écrire brillamment sans connaître la littérature, mais on ne peut améliorer cette écriture qu'en franchissant ses portes.

Michel P